Le PEV Genève soutiendra le projet de modification de la Loi sur l'énergie, mais souligne la nécessité de prendre toutes les mesures pour empêcher de charger encore le porte-monnaie des locataires.
Le 7 mars prochain, les genevois sont appelés aux urnes pour se positionner sur une révision de la loi sur l’énergie dont le but est d’améliorer le bilan énergétique du canton de Genève et de contribuer à la réduction des émissions de CO2. En clair, il s’agit de mesures visant à assainir les bâtiments du point de vue énergétique, et à favoriser les énergies renouvelables. Les principales modifications du projet de loi concernent ainsi la construction, la rénovation et l’exploitation de bâtiments, la planification énergétique territoriale et l’exemplarité de l’Etat et des collectivités publiques.
Lors de son adoption par le Grand-Conseil, le projet de loi a été rejeté par les socialistes, qui lui reprochaient de mettre à la charge des locataires une partie du coût des travaux alors que les loyers genevois sont déjà les plus chers de Suisse. Le supplément de loyer de 10 F par pièce et par mois inscrit dans la loi est en effet très lourd socialement parlant. Pour le reste, ce projet de loi correspond au stade actuel des connaissances en matière de consommation et d’économies des énergies pour l’exploitation et la vie de bâtiments. Et comme l’immobilier absorbe approximativement 50% de l’énergie dépensée dans le canton de Genève, la mise en œuvre de mesures incitatives et contraignantes en matière d’économies d’énergies et de protection de l’air est particulièrement importante.
Le PEV Genève soutient cette révision de la loi qui assurera une dépendance moindre de la société face aux carburants fossiles. Toutefois, le Conseil d’Etat devra veiller à réajuster le montant des subsides versés par l’office cantonal du logement pour les personnes qui seraient prétéritées par une augmentation de loyer liée à l’adoption de cette nouvelle loi.
VKB, janvier 2010