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31.05 2010 | CP PEV Suisse

Maja Ingold au CN: une première pour le PEV!

Lundi prochain, Maja Ingold sera assermentée en tant que conseillère nationale. Elle est la première femme du PEV à siéger sous la coupole et remplacera Ruedi Aeschbacher qui s’est engagé avec beaucoup de passion pour plus de qualité de vie et pour les valeurs fondamentales communes.


Ruedi Aeschbacher ( PEV, ZH) quitte le Palais fédéral le 31 mai 2010 après 32 ans de mandats politiques et plus de 10 ans au Conseil National. Ce même jour, son successeur sera assermenté : Maja Ingold, il y a peu encore municipale en charge du département social de la ville de Winterthour, sera la première femme du PEV à siéger sous la coupole.

 

 

En la personne de Ruedi Aeschbacher, le PEV disposait d'un représentant très compétent et engagé qui a défendu avec verve la nature, l’utilisation économe des énergies non-renouvelables, une politique de transports durable et une politique sociale adéquate. Il a accordé beaucoup d’importance au fait que tous ceux et celles qui vivent en Suisse, malgré leurs différences, partagent des valeurs fondamentales communes et que le quotidien soit imprégné de respect et d’égard mutuels. Ainsi, membre de la commission des affaires juridiques, il a toujours accordé une importance primordiale au fait que les lois adoptées soient appliquées correctement. Grâce à sa riche expérience en tant que municipal de la ville de Zurich, sa sociabilité et son attitude aimable mais ferme, il a été reconnu et apprécié au-delà de son propre parti. En rétrospective, Ruedi Aeschbacher dit : « J’ai toujours essayé d’orienter mon action politique selon trois valeurs essentielles : responsabilité, justice, et atteindre l’objectif. La responsabilité implique de prendre en considération le bien-être de tous et non pas celui de mon parti ou celui d’un groupe d’intérêts. La détermination à atteindre l’objectif signifie persévérer même face à des résistances et poursuivre un objectif que l’on a reconnu comme juste. Finalement, la justice est la valeur la plus importante : pas de paix sans justice. Sans solution juste, les forces positives de notre société ne peuvent pas se déployer ». Le PEV est profondément reconnaissant à Ruedi Aeschbacher pour son engagement important à tous les niveaux.

 

 

Pour un petit parti comme le PEV, cela représente une véritable aubaine d’avoir un successeur tout aussi compétent et expérimenté en la personne de Maja Ingold. Grâce à son engagement comme enseignante et mère, pour une garderie, en tant que membre du synode et conseil synodal, elle a été politisée au fur et à mesure. En tant que conseillère municipale (législatif), membre de la constituante et finalement municipale en charge du département des affaires sociales de la ville de Winterthour pendant huit ans, elle a des bagages professionnels, politiques et privés riches et variés. La réinsertion professionnelle de ceux et celles qui n’arrivent pas à se réintégrer dans le marché du travail sans aide extérieure lui tiennent particulièrement à cœur. « L’économie doit créer des postes qui conviennent à des personnes aux capacités réduites mais tout à fait capables de faire une contribution. Deuxièmement, l’AI, les ORP, l’aide sociale, les cycles d'orientation et d’autres centres de compétence dans le domaine de l’intégration professionnelle doivent mieux coordonner leurs efforts. Il est compréhensible que les personnes compétentes d’une entreprise ne participent plus aux programmes si tous les jours un autre service, une autre instance frappe à leur porte pour discuter réinsertion professionnelle », déclare Maja Ingold en décrivant ses priorités. Il faut offrir une contrepartie aux entreprises qui participent à ces programmes, comme par exemple leur accorder la priorité lors d’appels d’offres publics. Le  label « entreprise formatrice »est également utile, car il rend visible l’engagement d’utilité publique d’une entreprise. Un deuxième cheval de bataille de Maja Ingold sera de s'engager en tant que représentante des communes et villes : trop souvent elle a dû assumer en tant que municipale des frais supplémentaires parce que la Confédération et le canton ont décidé des mesures d’économies. « Si les charges et les personnes concernées sont déplacées vers l’assistance sociale, les coûts générés restent les mêmes», résume-t-elle.

 

 

Berne, le 28 mai 2010/nh/sh/mh