Le Conseil fédéral et le Parlement veulent, par six mesures, réduire de 40 % les admissions au service civil. Cela s’accompagnerait inévitablement d’une forte diminution de missions essentielles dans divers domaines : soins et accompagnement de personnes, écoles, protection de l’environnement et de la nature, agriculture et économie alpestre. Renforcer l’armée au détriment du service civil est une erreur.
« Nous avons besoin d’une armée forte, d’une protection civile forte et d’un service civil fort. Ce dont nous n’avons par contre absolument pas besoin, ce sont toutes ces tracasseries inutiles. »
Marc Jost, conseiller national PEV/BE
Particulièrement choquantes sont les mesures de la révision qui visent à rendre le service civil moins attractif pour de simples raisons stratégiques. L’introduction d’une obligation annuelle de service rend impossible la planification et la réalisation de nombreuses missions qualifiées. Et l’exigence d’effectuer un « service long » dans l’année civile suivant l’admission est une disposition irréaliste qui ne tient compte ni de la formation, ni de la famille, ni du marché du travail. Les personnes concernées se retrouvent ainsi pénalisées lors d’un changement. La preuve par l'acte (durée de service prolongée) actuellement en vigueur est suffisante.
Si la révision est adoptée lors du vote final, le PEV soutiendra le référendum afin de sauver le service civil !